Que ce soit la fiscalité de la location saisonnière d’une résidence principale ou la fiscalité de la location saisonnière d’une résidence secondaire, meublée professionnel ou non, vous devez savoir l’essentiel sur la déclaration des revenus des locations saisonnières : doit-on déclarer ses revenus locatifs au service des contributions fiscales ?

Doit-on déclarer ses revenus locatifs au fisc ?

À partir du moment où vous louez un logement en saisonnier, ne serait-ce que quelques semaines par an, pour des réservations vacances, vous devez déclarer les loyers perçus, de manière à ce que ceux-ci soient ensuite soumis à l’impôt sur le revenu. Comme pour les locations meublées classiques de longue durée, vous devez déclarer vos loyers perçus dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Suivant vos recettes annuelles et la façon dont vous souhaitez vous y prendre, vous avez le choix entre deux régimes déclaratoires : le régime forfaitaire et le régime réel.

Le régime forfaitaire :

En optant pour le régime forfaitaire, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire sur vos recettes annuelles. Les recettes annuelles étant toutes les sommes perçues dans le cadre de votre location : les loyers, mais aussi les charges. Aucune déduction supplémentaire n’est autorisée. Le montant de l’impôt dépend ensuite de vos autres revenus et de la tranche d’imposition dans laquelle vous vous situez. Vous serez forcément dans ce régime si vous louez une location saisonnière standard. Le fonctionnement du régime forfaitaire, est particulièrement simple. Celui-ci ne requiert aucune compétence comptable, et ne nécessite aucune aide pour remplir la déclaration des revenus. Ce régime simplifié est particulièrement approprié aux particuliers.

Le régime réel :

En optant pour le régime réel, vous pouvez déduire de vos recettes annuelles (loyers + charges) l’ensemble des frais et charges supportés pour leur montant réel. Par exemple : les charges de propriété et de gestion (amortissement, frais financiers, c’est-à- dire les intérêts d’emprunt, grosses réparations), au prorata de la durée de location ; les charges se rattachant à la location, en totalité. Le déficit éventuel peut seulement être imputé sur le bénéfice des locations meublées des dix années suivantes. Pour opter pour le régime réel, il suffit simplement d’envoyer sur papier libre, à votre service des impôts, une lettre dans laquelle vous précisez sans formalité votre souhait d’être soumis au régime réel d’imposition. Le régime réel est bien plus complexe que le régime forfaitaire. Il implique, entre autres, la tenue d’une comptabilité.